vendredi 21 juillet 2017

Les renifleurs de l'OTAN

A quoi jouent les Etats Unis ?


Depuis 1 an les ressources du renseignement étasunien apparaissent régulièrement dans le ciel du Donbass, satellites, avions et drones d'observation. Le 20 juillet une mission de reconnaissance réalisée par un drone stratégique Global Hawk a été repérée le long de la ligne de front. C'est la deuxième mission d'observation réalisée en une semaine dans le Donbass par l'armée américaine, ce qui constitue une première, d'autant plus que cette fois le drone a effectué de nombreux aller-retours et s'est approché à moins de 50 km de la ligne de front.

A cette vol de reconnaissance doivent être rajouté des missions de renseignement satellites, aériennes et terrestres ainsi que certainement d'autres vols non repérables ou déclarés.

Dans le cadre de la réunion à Kiev du Secrétaire Général de l'OTAN qui a évoqué avec le Président Porochenko la mise en oeuvre du processus d'intégration de l'Ukraine dans l'organisation militaire étasunienne, du projet de loi en préparation à la Rada et qui veut réintégrer par la force les Républiques du Donbass, de la colère occidentale à l'annonce de la Malorossiya qui propose de remplacer l'Ukraine en faillite, on ne peut que s'inquiéter de cette recrudescence d'activités de l'OTAN que confirment d'ailleurs une nouvelle escalade sur le front. 

La menace d'une nouvelle offensive ukrainienne est toujours vive en dépit des gesticulations diplomatiques de Minsk ou Hambourg (G20) et le conflit du Donbass comme une casserole sous laquelle le feu est soigneusement maintenu par Kiev peut entrer en ébullition d'un jour à l'autre sans préavis et même déborder vers d'autres régions.

Porochenko qui est à nouveau la cible d'une opposition politique nationaliste de plus en plus agressive qui réclame sa destitution, pourrait-être tenté, malgré les réticences de l'Union Européenne enlisée dans d'autres crises, de s'engager vers une guerre totale pour essayer de recentrer les partis bellicistes autour de lui et sauver son pouvoir.

Pour sortir de la crise, 3 plans sont actuellement sur la table : 
  • Le projet malorossien, qui est le plus récent et le plus intéressant, et malheureusement actuellement utopique ou au mieux très prématuré. Ce projet qui propose un état fédéral que chacun sait inévitable à long terme ne peut et ne veut malheureusement même pas être discuté par les partenaires régionaux. 
  • Le projet de Minsk enlisé depuis bientôt 3 ans se révèle irréalisable politiquement et techniquement tant par Kiev qui refusera un statut spécial pour le Donbass (et donc les autres régions) et ce dernier qui refusera d'abandonner ses territoires occupés et le contrôle de ses frontières par Kiev par exemple. Tout au plus Minsk à défaut d'apporter une solution a larvé le feu dans une guerre de positions. 
  • Le projet de Kiev de relancer la guerre, malgré les réticences de l'Union Européenne et le fait qu'il soit inacceptable par Moscou et suicidaire pour l'Ukraine, reste le seul processus qui peut rapidement être engagé dans la région car dépendant de la volonté seule de Kiev qui pour le moment se retient par peur de perdre des aides occidentales et peut-être aussi par manque de renseignements militaires suffisants. 
C'est pour cela que les USA, qui ne l'oublions pas sont à l'origine de la crise ukrainienne et essayent de préserver leurs acquis en Ukraine, doivent certainement étudier avec Kiev la faisabilité d'une récupération militaire rapide du Donbass, dont ils réclament ensemble (et avec l'UE) le retour vers Kiev au nom de "l'intégrité territoriale ukrainienne".

Entre la Syrie et l'Ukraine, jamais au temps de la guerre froide Washington n'a autant joué avec le feu dans la zone d'influence de la Russie, car il est évident que Moscou ne pourra accepter un nouveau coup de force ukrainien dans le Donbass qui provoquerait des milliers de nouvelles victimes civiles et militaires.

C'est peut-être d'ailleurs en guise d'avertissement que plusieurs unités russes dans le secteur de Rostov sont actuellement en alerte et font des exercices le long de la frontière avec les Républiques du Donbass.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Source de l'article : Sputnik news

Big Brother vous surveille: 
un drone US patrouille dans le ciel du Donbass


Un drone américain a effectué un vol de reconnaissance au-dessus du Donbass, ce qui est déjà le deuxième cas de patrouille dans la zone pour les États-Unis depuis dimanche.

Le drone de surveillance appartenant aux forces aériennes américaines RQ-4A Global Hawk (nom de code UAVGH000) a réalisé jeudi un long vol de reconnaissance le long de la ligne de contact dans le Donbass, selon des sites enregistrant le déplacement des avions militaires à travers le monde.

Au cours du vol, le drone naviguait du nord au sud le long de la ligne marquent la démarcation entre l'Ukraine et les républiques populaires autoproclamées de Donetsk et de Lougansk. Le drone-espion a fait au moins cinq passages et s'est également approché deux fois à une distance d'environ 40 km de la frontière russe, notamment des régions de Belgorod et de Voronej.

Compte tenu des capacités de reconnaissance du drone, il est capable d'observer l'ensemble du territoire des républiques populaires, ainsi que des régions frontalières russes. L'appareil peut effectuer des patrouilles à une hauteur d'entre 15.000 et 18.000 mètres durant quelque 30 heures.

C'est au moins le deuxième vol de reconnaissance d'un drone américain dans la zone en question depuis dimanche 16 juillet.

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Erwan Castel


mercredi 19 juillet 2017

L'Ukraine est morte !, vive la Malorossiya ?

"Nous devons construire un nouveau pays dans lequel 
les concepts de conscience et d'honneur ne sont pas oubliés"


Depuis 3 ans, l'Ukraine s'est engagée dans une autodestruction engagée sur le Maïdan sous l'impulsion de mentors néo-conservateurs qui veulent dépecer son territoire au profit des grandes industries et le militariser en bélier contre la Russie.

Depuis 3 mois, les responsables ukrainiens multiplient les déclarations bellicistes, promettant de mettre en oeuvre une "loi pour la restitution du Donbass et de la Crimée" ces 2 régions stratégiques qui ont refusé la préemption occidentale sur l'Ukraine 

Dans cette guerre de l'information et de la communication politique, la réponse du Donbass est arrivé ce 18 juillet, cinglante autant que légitime, apportant une dimension historique et régionale à la rébellion qui anime depuis 2014 les populations russes de cette région d'Europe qui est redevenue un volcan géopolitique en pleine éruption aux frontières de l'Eurasie et de l'Occident.

Le Président de la République de Donetsk a annoncé ce 18 juillet 2017 la création d'un nouvel Etat : la Malorossiya regroupant les 19 régions de l'Ukraine mourante (régions de Kharkov, Dnipropetrovsk, Zaporodje, Kherson, Nikolayev, Odessa, Soumy, Poltava, Chernigov, Kirovograd, Kiev, Cherkassy, Rovno, Volyn, Ternopol, Ivano-Frankovsk, et Lvov.) et dont le siège politique sera situé à Donetsk. 


“Soyez réalistes : demandez l’impossible.”
 Ernesto Che Guevara

La déclaration de création de la Malorossiya prononcée par le Président Zakharchenko, en présence de Zakhar Prilepine, son conseiller, de Alexandre Timofeyev le vice Président du conseil des ministres, mais également de représentants des différentes régions d'Ukraine présents à Donetsk, a été proposée au vote et acceptée à l'unanimité.

Dans l'esprit et le prolongement des jeunes Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk, ce projet audacieux de la Malorossiya est animé par un sens des responsabilités dont la dimension historique et géographique se veut régionale et surtout constructive.

Pour celles et ceux jacobins et/ou mondialistes de tout poil qui prétendent que la rébellion du Donbass est une annexion réalisée par la Russie ou une "balkanisation" de l'Ukraine, cette création de la Malorossiya est une réponse qui au contraire apporte le démonstration d'un engagement géopolitique indépendant et responsable tourné vers l'avenir et qui assume son histoire régionale dont il défend toujours l'identité historique. 



Lorsque les mouvements anti-maïdan se sont exprimés en 2014, passant devant l'agression kiévienne d'un fédéralisme politique à un séparatisme armé, le projet de la Novorossiya, cette entité historico-culturelle réunissant les populations russophones de Odessa à Kharkov, alimentait les passions. C'est aujourd'hui un peu le même esprit qui renaît dans un projet encore plus élargi et qui se propose de sortir l'Ukraine actuelle de son effondrement par une mue historique.

Cette mue qui est présentée par le Président Zakharchenko comme une réhabilitation de l'Histoire dans un projet futur, est surtout une proposition certes actuellement utopique de sortie de crise pour une Ukraine tentée par le pire pour sortir d'une impasse dans laquelle elle s'est enfermée sans espoir de retour.

Beaucoup diront que cette annonce est avant tout un "buzz" politico-médiatique (et les premières réactions le confirment) destiné à répondre aux provocations et menaces de plus en plus radicales du gouvernement de Kiev qui veut opter pour la guerre totale contre le Donbass et la Russie.
Peut-être... 
Mais j'ai aussi la naïveté de croire que cette création va effectivement générer une structure politique fédérale travaillant concrètement et coordonnant dans les régions de l'actuelle Ukraine un réseau d'opposants politiques, de dissidents et pourquoi pas de partisans soutenant la résistance du Donbass.

Si la Crimée a pu être rapidement opérer sa réintégration dans sa Russie historique, la même chose pour le Donbass, bien qu'étant sans conteste peuplé de russes, est plus complexe à imaginer dans un proche avenir, notamment à cause 
  • du contexte de la crispation russophobe internationale qui est devenue hystérique depuis 3 ans. 
  • de l'occupation par l'armée ukrainienne de territoires du Donbass
  • de la permanence de la menace ukro-atlantiste aux portes des républiques du Donbass
Donc la solution envisagée est de procéder à la restauration sur le territoire de l'Etat ukrainien d'une "Malorossiya" indépendante et alliée de la Russie, à l'image de sa voisine septentrionale, le Belarus et qui se proposerait d'être un trait d'union politique, économique et culturel entre l'Eurasie et l'Occident...

Personnellement, et sans m'enflammer pour autant car attendant toujours les faits plus que les paroles, je suis attentif à cette initiative politique mais (il y a toujours un mais)...


Une interrogation personnelle

Sans vouloir simplifier un projet que d'ailleurs je ne connais pas dans les détails, j'exprimerai cependant un bémol en forme d'inquiétude et qui j'espère va s'évaporer avec le temps et surtout les réalisations observées. 

En effet, la déclaration du Président Zakharchenko, qui se veut la réponse aux agressions d'un pouvoir Kievien voulant intégrer le Donbass dans l'Ukraine post-Maïdan, propose de facto l'inverse à savoir intégrer l'Ukraine dans le Donbass. Or cette dynamique même si elle propose un modèle fédéral avec des autonomies régionales renforcée risque d'être utopique selon moi car cherchant également à réconcilier des communautés incompatibles... En effet l'Ukraine est un pays qui au cours du XXème siècle a grandi monstrueusement au gré de traités internationaux méprisants les peuples, en les amputant et les forçant à partager un destin commun artificiel. Et selon beaucoup d'analystes et d'historiens c'est justement cette dysharmonie identitaire qui est l'une des causes majeures du dérèglement de l'Etat Ukrainien car depuis le jour ou le cocher soviétique a disparu, entre la Galicie autrichienne et le Donbass russe pour n'évoquer que ces régions diamétrales, "ça tire à hue et à dia !" jetant avec l'aide des néo-conservateurs étasuniens la carriole ukrainienne dans le fossé d'une guerre civile.

Certes il ne faut pas oublier les autres populations d'Ukraine qui lésées ou opprimées subissent aujourd'hui la botte ukrainienne et un effondrement total du pays. A ce titre il est effectivement vital d'étendre le projet au delà des Républiques de Donetsk et Lugansk et même de leurs anciennes frontières régionales. Mais il est nécessaire de ne pas retomber dans la même incompatibilité ethnique provoquant soit la dictature ou l'anarchie, car la santé d'un pays repose avant tout sur une cohérence territoriale historique qui oriente son économie et ses alliances et une homogénéité ethno culturelle qui forge son identité.

Si l'identité culturelle russe de la Crimée apparaît évidente aux yeux de tous (y compris des responsables ukrainiens qui préconisent de la dépeupler) et justifie de plus en plus son retour en Russie, le même principe devrait présider aux sorts des régions non ukrainiennes comme la Galicie autrichienne, la Transcarpathie hongroise, la Bucovine roumaine ou la Volhynie polonaise par exemple (même s'il existe ici aussi un passé ruthène mais aujourd'hui quasiment disparu).

Il ne faut pas selon moi que le projet Malorossiya apparaisse juste comme un nouveau projet ukrainien sous un autre nom (Malorossiya) et une autre forme (Fédération) mais bien comme une ambition audacieuse où une nouvelle vision sociétale sera proposée répondant à des principes de subsidiarité ascendante naturels émancipant les peuples plutôt qu'à une tentative de soigner une identité étatique artificielle et bancale.


De la Malorossiya à la Novorossiya

Les frontières de cette Ukraine disproportionnée et artificielle doivent impérativement être redessinées à l'Ouest comme elles l'ont été faites avec la Crimée. Après cela seulement un projet comme celui de la Malorossiya sera réellement viable et réalisable et, sans devoir retomber dans les ornières du passé, renouer avec l'enthousiasme qui animait la belle idée de la Novorossiya en 2014, et qui doit toujours à mon avis être d'actualité.  
Car à travers la restitution de leurs territoires aux peuples russophones vivant encore majoritairement dessus, on amorce l'espoir de voir un jour les peuples d'Europe reprendre eux mêmes en main leurs destinées et renverser les tyrannies politico-économiques du libéralisme mondialiste qui les transforment en consommateurs consuméristes asservis à la dictature de la pensée unique et au culte de la marchandise.

En attendant et au vu des réactions hystériques des diplomaties ukrainienne, allemande et française qui sont garantes des accords de Minsk je pense qu'on peut affirmer que ce "coup de com" d'un pays russe victime depuis plus de 2 ans et demi de l'inertie criminelle d'un processus de paix hypocrite, a atteint son premier objectif: secouer médiatiquement le cocotier diplomatique estival et rappeler aux lanceurs de promesses (y compris le Kremlin) que cette guerre n'a que trop duré et qu'il faut maintenant sortir de la crise et de l'impasse, soit en continuant le démantèlement de l'Ukraine au profit des occidentaux (projet Maïdan), soit la construction d'un nouvel Etat fort et indépendant (projet Malorossiya)... 

Je doute même qu'à long terme cette deuxième solution, qui sous entend la conquête militaire préalable du pays jusqu'à Lvov, soit réaliste car il faudrait des moyens militaires que les Républiques du Donbass n'ont pas et/ou une volonté de la Russie de récupérer son ancienne République soviétique ce que Moscou dans le contexte international déjà très tendu ne veut pas. 

Par contre le projet Novorossiya d'un Etat indépendant de Odessa à Kharkov offre quant à lui une alternative plus viable, accessible et qui remplit les objectifs souhaités (protection des russes et constitution d'un glacis stratégique devant les frontières de la Fédération) De plus la Novorossiya correspondant fait référence également à un passé (Projet de Catherine II) mais surtout à une problématique présente de populations russophones humiliées et persécutées depuis 3 ans.

Pour ma part, et sans désapprouver le projet Malorossiya pour autant, je continuerai à signer : 

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

La résurgence de la Malorossiya fait référence au cosaque de Zaporodje Bohdan Khmelnytsky qui avec les tatars de Crimée emmena un soulèvement orthodoxe au 17ème siècle qui repoussa les armées polonaises envahissant l'Ukraine
La résurgence de la "Malorossiya"
La déclaration politique 

"Le projet de l'Etat "Ukraine", qui a été formulé il y a cent cinquante ans et appliqué sous différentes formes au cours du XXe siècle, a atteint sa conclusion logique et conduit à l'éclatement du pays, la guerre civile et la mort de dizaines de milliers de personnes, dont des enfants, des femmes et des vieillards. Et ce processus est irréversible. La tentative d'inverser l'histoire conduira à la "balkanisation", la croissance du conflit et du chaos, l'escalade de la guerre civile et à un plus grand nombre de victimes. 

Pour arrêter la guerre civile et d'éviter de nouvelles victimes, nous, les représentants de la plupart des régions de l'ancienne "Ukraine", réunis le 18 juillet 2017 à Donetsk, avons discuté de la situation actuelle et en sont venus aux conclusions suivantes:
  • L'Etat "Ukraine" a démontré sa situation de faillite et  démontré son incapacité d'assurer à ses citoyens la paix et la prospérité au présent et à l'avenir;
  • Les autorités actuelles, le "Président" Porochenko et la Rada suprême, élus à Kiev après un coup d'état sur fond de terreur politique et l'absence d'élections en Crimée et dans le Donbass, sont illégitimes;
  • L'Etat "Ukraine" est au bord de la catastrophe économique et du dépeuplement ;
  • Un coup d'état ultranationaliste est en préparation à Kiev, à l'issue duquel des dirigeants ouvertement néo-nazis prendront le pouvoir à la place des « Bandéristes à visage européen » ;
  • Suite à ce coup d'état néo-nazi, débutera alors dans le pays une "guerre civile de tous contre tous" qui provoquera sa désintégration finale ;
  • Le projet nationaliste ukrainien (le projet galicien) s'est discrédité lui-même en versant le sang des civils dans le pays ;
  • L'idéologie "ukrainiste" a prouvé qu'elle est misanthropique, mélange avec de xénophobie (russophobie, antisémitisme, polonophobie) et de néo-nazisme (l'idéologie d'exclusivité nationale et de supériorité) ;
  • La conséquence de l'évolution historique et du Maïdan, est que le nom même d'" Ukraine" est associé à tout jamais à ceux des collaborateurs nazis Bandera et Choukhevytch, des tragédies de Babi Yar, des massacres en Volhynie et Khatyn, et aujourd'hui, avec les meurtres de masse sur le Maïdan, dans la maison des syndicats d'Odessa, et le génocide du peuple du Donbass.
Sur la base de ce qui précède, nous croyons que l'état "Ukraine" tel qu'il a été établi après la chute de l'URSS ne peut pas être restauré.

Nous, représentants des régions de l'ancienne "Ukraine", proposons donc de recréer un Etat à la place de l'ancienne "Ukraine" et, en se basant sur l'héritage historique, de proclamer ce pays Malorossiya. Dans ce projet, il est d'une importance primordiale de renommer le pays, puisque l'"Ukraine" en tant qu'Etat est coupable de crimes de guerre, de terreur de masse et de génocide contre son propre peuple.

Alors, le nouveau nom du pays basé sur les traditions historiques, nous permettra de réunifier ces pièces de l'ancienne « Ukraine » qui semblaient se séparer à jamais, y compris en raison de la participation à la guerre civile des deux côtés de la ligne de front.

Nous devons tourner la page de l'Histoire de notre peuple qui est remplie du sang de nos frères et de nos sœurs.

La Malorossiya est un Etat indépendant et souverain, avec un nouveau nom, un nouveau drapeau, une nouvelle constitution, une nouvelle structure d'Etat, de nouveaux principes de développement socio-économique, et de nouvelles perspectives historiques. 
Mais ce n'est pas une révolution ! C'est un retour à l'Histoire. C'est une nouveauté qui restaure, mais ne détruit pas.

Au vu de la situation économique critique du pays, de la possibilité d'émergence du chaos et de sa désintégration, en raison des risques d'une « guerre civile de tous conte tous », nous considérons nécessaire de déclarer un état d'urgence pour une période de transition pouvant aller jusqu'à trois ans. 

Durant cette période, le processus d'adoption de la nouvelle constitution et l'application d'un état de droit devront être achevés.

Pendant cet état d'urgence, une interdiction des activités des partis politiques et des fonds étrangers sera décrétée, et les peines pour les infractions pénales, particulièrement contre les personnes, seront plus sévères. La lutte contre la corruption sera renforcée, ainsi que les peines pour ce délit. Le marché noir des armes devra être éliminé, et réalisé un enregistrement des armes en conformité avec la nouvelle loi.

Durant cette même période, une enquête internationale devra être diligentée, avec des spécialistes de Russie, Biélorussie, Union Européenne, concernant les crimes commis par le régime de Kiev issu du Maïdan : les meurtres sur la place de l'indépendance (Maïdan), les meurtres de citoyens à la maison des syndicats d'Odessa le 2 mai 2014, les crimes de guerre dans la soi-disant ATO (Opération Antiterroriste dans le Donbass).

Durant cette même période, un tribunal populaire devra être ouvert pour juger les criminels d'Etat qui ont mené le pays à la désintégration et à la guerre civile : V.F. Ianoukovitch (avec une demande d'extradition adressée à la Russie), P.A. Porochenko et toute sa clique: Turtchinov, Iatseniouk, Kolomoïsky, Pariuby, Nalyvachenko et les autres.

Nous sommes sûrs que, épurée de l'idéologie "Ukrainiste" néo-nazie criminelle , nous serons capables d'élaborer ensemble une nouvelle société basée sur l'amitié et la fraternité, et non sur l'envie et la haine. 
Le génie créatif de notre peuple sera en mesure d'élever la Malorossiya à la pointe de la civilisation mondiale et de lui donner la parole dans l'Histoire. Une parole du Bien et de la Vérité."

Alexandre Zakharchenko, Président de la République Populaire de Donetsk

L'acte constitutionnel

"Nous, représentants des régions de l'ancienne "Ukraine" (excepté la Crimée), déclarons ici la création d'un nouvel Etat, en remplacement légal de l'« Ukraine ». Nous nous sommes accordés pour que ce nouvel état s'appelle Malorossiya, puisque l'Ukraine s'est totalement discréditée jusqu'à son nom.

Donetsk devient la capitale de la Malorossiya,. Kiev reste un centre historico-culturel sans le statut de capitale.

Le drapeau de Bogdan Khmelnitsky est reconnu comme le drapeau national de la Malorossiya.

La Malorossiya est un état multiethnique, dont les langues d'état sont le malorusse et le russe, tout en préservant les droits à des langues régionales.

La Malorossiya est un état fédéral accordant une large autonomie aux régions. Le gouvernement central doit gérer le budget fédéral (formé par l'attribution d'une taxe régionale proportionnelle), de la Défense et des services de sécurité, des douanes et de la banque centrale, de la politique fiscale et écologique. Les questions essentielles dans les domaines de l'éducation (normes) et de la santé doivent aussi rester sous la supervision des autorités centrales, mais avec une adaptation régionale spécifique.

Nous partons du fait que la République Populaire de Donetsk (avec la République Populaire de Lougansk) restent les seuls territoires de l'ancienne "Ukraine" (excepté la Crimée), où l'autorité légitime ea été préservée.

Pour les motifs suivants  :
  • À Kiev, en février 2014, a eu lieu un coup d'état armé anticonstitutionnel,
  • Donetsk n'a pas reconnu ce coup d'état et ses conséquences "juridiques" ;
  • Face à ces conditions d'anarchie réelle, un référendum, forme d'expression de la volonté citoyenne la plus démocratique,a été organisé sur le territoire de la région de Donetsk à la suite duquel des autorités législatives et exécutives légitimes ont été élues lors d'un vote populaire ;
  • Turtchinov a été désigné président par intérim par la Rada suprême en violation de la constitution. Les élections de Porochenko et de la Rada suprême de 2014 sont illégitimes, puisque, en plus des violations massives et de la terreur politique (agressions physiques de candidats, intimidation des électeurs), plusieurs millions d'électeurs n'ont pas participé à ces élections (Crimée, Donbass), dont la participation a été déclarée par la commission électorale centrale à Kiev.

Sur base des éléments ci-dessus, la République Populaire de Donetsk se considère donc en droit d'initier le rétablissement de l'Etat qui était auparavant appelé "Ukraine".

La République Populaire de Donetsk appelle les représentants des élites régionales et de la société civile des régions de l'ancienne "Ukraine" à s'unir pour stopper le chaos dans lequel est plongé le pays, la "guerre civile de tous contre tous", ainsi que la désintégration progressive du pays qui en découle. La DNR est prête à assumer le rôle de coordination et à assurer la sécurité de tous les participants du nouveau processus constitutionnel avec l'aide de son armée et de ses forces de maintien de l'ordre.

À cette fin, nous proposons de sélectionner de manière individuelle des représentants de chaque région à l'Assemblée Constituante (sur les principes des assemblées du Zemstvo), où ils créeront le pays - la Malorossiya, et adopteront une nouvelle constitution.

Lors de la préparation de cette nouvelle constitution, nous considérons nécessaire de se référer aux principes fondateurs suivants :
  • Un Etat souverain et indépendant ;
  • Une intégrité territoriale, avec la reconnaissance de la légitimité du choix du peuple criméen (référendum);
  • Un statut militaire neutre (non-aligné) ;
  • Une référence aux valeurs traditionnelles de notre peuple, qui sont basées sur la vision Orthodoxe du monde ;
  • Une égalité entre toutes les religions et confessions traditionnelles et, en même temps, opposition au schisme et aux sectes totalitaires ;
  • Une économie multi-vectorielle, un « pont » entre l'Est et l'Ouest, le Nord et le Sud ;
  • Une Reprise de la participation aux activités de la CEI, par une ratification de la loi sur l'intégration de la Malorossiya à la CEI ;
  • Un processus d'adhésion à l'Union de la Russie et de la Belarus tout en préservant indépendance et souveraineté ;
  • Une restauration des liens de coopération avec la Russie et un renouvellement de la coopération avec l'Union Économique Eurasiatique ; 
  • Des négociations au format trilatéral Malorussie-Russie-UE pour harmoniser les relations dans le système global ;
  • La préservation du régime sans visa (en cas de consentement de l'UE) ;
  • La restauration du potentiel industriel du pays ; 
  • Des créations de compagnies d'état dans les industries clés ;
  • L'interdiction de la vente de terres agricoles ; 
  • Le rejet des OGM ;
  • Un développement du système de contrôle populaire (public) de l'économie et de la politique, y compris comme moyen de combattre la corruption ;
  • La lutte contre la corruption comme point clef ; responsabilité accrue (y compris responsabilité pénale) pour les délits de corruption ; loi de contrôle pour éliminer les pratiques de corruption ;
  • Un renversement du pouvoir des oligarques, y compris au niveau législatif ;
  • La renonciation aux partis politiques en tant que sujet de politique, transition vers le principe de représentation personnelle ;
  • L'introduction d'éléments de démocratie directe ;
  • Une succession légale à l'Ukraine "d'avant le Maïdan" ;
  • L'annulation des dettes décrétées par les autorités issues du Maïdan ;
  • L'abandon de l'augmentation de l'âge de départ à la retraite ;
  • Le gel des tarifs communaux et prise en compte de la possibilité de leur réduction ultérieure ;
  • Des garanties de premier emploi pour les diplômés des universités ;
  • L'autorisation de détention et port d'armes ;
  • Une dénazification systématique ;
  • La responsabilité administrative et pénale pour la propagande des idées néo-nazies et la glorification des Nazis et de leurs complices (Bandera, Choukhevytch, OUN-UPA, etc.) ;
  • La responsabilité administrative et pénale pour les tentatives de révision de l'issue de la Seconde Guerre Mondiale ;
  • Une réhabilitation de l'héritage soviétique ;
  • La restauration des célébrations nationales du Jour de la Victoire le 9 mai ;
  • Une régionalisation de la politique mémorielle.
Cette constitution de la Malorossiya doit être élaborée et adoptée dans sa version originelle par l'Assemblée Constitutionnelle, puis soumise au citoyens par un référendum national. Cela sera précédé d'un grand débat publique tant  au niveaux régional que fédéral."


Sources de l'article :






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Erwan Castel


mardi 18 juillet 2017

Civils du Donbass encore bombardés

Tirs meurtriers en pleine journée à Staromikhaïlovka


Depuis 2 jours les tirs ukrainiens, qui n'ont jamais cessé sur les zones militaires de la ligne de front, ont recommencé a frappé des quartiers résidentiels autour de Donetsk, à Petrovsky, dans le Sud Ouest, Staromikhaïlovka à l'Ouest, Oktyabrsky et Spartak au Nord.

Le 17 juillet, c'est le village de Staromikhaïlovka en périphérie Ouest de Donetsk qui a été la cible de bombardements ukrainiens soutenus pendant plus de 3 heures. Alors qu'habituellement les bombardements interviennent la nuit, les mortiers de 82 et 120mm ont ouvert le feu sur une zone résidentielle à partir de 13h40 alors que de nombreux habitants sont en activité à l'extérieur...

Malgré le fait que ce quartier soit partiellement déserté depuis le commencement de la guerre et que les résidents soient attentifs et toujours en alerte à proximité de leurs caves le bilan de ce bombardement à caractère génocidaire est lourd : dans la rue Zhukovsky, 1 femme a été tuée et 2 autres personnes blessées, sans compter les dégâts matériels importants occasionnés sur plusieurs habitations. 

Le même jour en soirée, c'est le quartier Nord de Donetsk qui a été touché par de nouveaux tirs ukrainiens. à partir de 19h00 des appels téléphoniques entre habitants recommandaient de ne pas circuler dans l'Ouest du quartier d'Oktyabrsky et de s'abriter dans les maisons.

Les tirs de mortier ukrainiens étaient accompagnés également de tirs de chars provenant du village de Peski, occupé par l'armée ukrainienne qui est situé à l'Ouest de l'aéroport ainsi que des tirs de mitrailleuses lourdes sur le front de Volvo Center, ce qui a donné lieu à des ripostes de la part de la défense républicaine.


A Spartak (Nord Est de l'aéroport) une nouvelle maison, heureusement inhabitée) a été détruite par l'artillerie ukrainienne...

Et pendant de temps là sous couvert des manœuvres navales "Sea breeze 2017"...

Retour des vautours de l'OTAN dans le ciel du Donbass


Sur fond de volonté politique d'engager le processus d'intégration de l'Ukraine dans l'Organisation militaire étasunienne en Europe, les exercices et manœuvres militaires "interalliées" se poursuivent et même s'intensifient en Ukraine se rapprochant de plus en plus de la zone de guerre du Donbass.

Ainsi l'année dernière des avions de reconnaissance de la marine étasunienne avaient "reniflé" la péninsule de Crimée, tandis que des drones stratégiques réalisaient des missions d'observation dans le ciel ukrainien au Nord de la péninsule russe. Plus tard ce sont d'autres drones stratégiques "Global Hawk" qui ont fureté le long de la lignes de front du Donbass, en octobre, décembre 2016 et février 2017 par exemple 

Alors que "officiellement" les USA ont promis au G20 de soutenir activement une désescalade militaire dans le Donbass, leurs ressources de renseignement refont leur apparition dans le ciel du Donbass au moment où l'armée ukrainienne recommence de nouvelles campagnes de bombardements importants sur le front.

Le 11 juillet, ce sont 2 avions de reconnaissance dernière génération P8 "Poséidon" qui atterrissent à Mariupol à quelques kilomètres de la ligne de front Sud de la DNR où se déroulent quotidiennement bombardements et combats. Bien sûr "officiellement" cette mission s'inscrit dans le cadre des exercices navals occidentaux qui se déroulent à plusieurs centaines de kilomètres au Sud Ouest en Mer Noire !

Le 17 juillet, une nouvelle mission de reconnaissance stratégique menée par l'US air Force a été enregistrée volant sur une parallèle Ouest de la ligne de front entre Mariupol et Gorlovka (au Nord de Donetsk) avant que de s'en retourner vers Dnipropetrovsk. Là aussi une mission de l'exercice "Sea Breeze 2017" qui s'est perdue loin dans les terres du Donbass et comme par hasard sur la ligne de front que cherchent à percer les unités ukrainiennes qui accueillent leurs amis de l'OTAN !


La guerre, on le voit, est loin d'être l'objet d'une quelconque désescalade comme celle promise à Minsk ou Hambourg. Tout au mieux le feu sous la casserole du Donbass a t-il été diminué depuis 2 ans pour éviter l'explosion prématurée et incontrôlable de ce front stratégique, mais tout en le maintenant frémissant, ce qui justifie alors pour l'OTAN une militarisation de l'Ukraine, excuse les échecs socio-économiques de Kiev et légitimise sa répression dictatoriale.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

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Pour m'aider à libérer la vérité et soulager les coeurs et les corps 

Ce blog est le premier des 3 blogs que j'ai ouvert autour du soutien aux Républiques Populaires du Donbass, un travail d'information passionnant mais long et bénévole qui réclame votre soutien financier pour être réalisé et me permettre de vivre dans ce Donbass où je suis arrivé en janvier 2015 pour concrétiser mon engagement auprès de la population civile victime d'une guerre à caractère génocidaire lancée contre elle par les succubes occidentaux du Maïdan depuis avril 2014.

Vous pouvez envoyer vos dons sur le compte référencé ci après en n'omettant pas s'il vous plaît de mentionner le numéro référence à 10 chiffres qui figure au bas de ce Relevé d'Identité Bancaire.


La moindre petite somme est ici la bienvenue, sachant qu'avec 10 euros une personne peut vivre décemment entre 4 et 5 jours (pour exemple la location d'une maison individuelle coûte 50 euros par mois)


Opération "10 euros pour un Printemps"

Au delà des 10 000 roubles qui correspondent à mes frais mensuels moyens (alimentation, déplacements, hébergement, et travail) je reverse l'argent reçu auprès des civils du quartier bombardé d'Oktyabrsky dans lequel je vis (voir le lien ici : "Un Printemps pour Octobre")

Ces aides déjà réalisées en coordination avec les autorités civiles du district d'Oktyabrsky seront désormais portées réalisées en partenariat avec le Centre de représentation et portées au crédit de son action humanitaire au profit des populations bombardées du Donbass.

Des comptes rendus financiers et d'actions seront réalisés régulièrement sur ce blog ainsi que celui dédié à Oktyabrsky (lien ci dessus)

Merci beaucoup de votre soutien moral et financier qui permet de consolider l'espérance et l'amitié entre les peuples.



Erwan Castel

dimanche 16 juillet 2017

Le spectre de Tchernobyl

Menace écologique majeure en Ukraine / 1: 
le nucléaire civil

Je vais essayer d'ouvrir ici sous la rubrique "Menace écologique majeur" une compilation d'informations et d'articles traitant des risques écologiques de dimension européenne existant en Ukraine et que l'effondrement du pays et la guerre qui fait rage dans le Donbass aggravent considérablement.

Dans ce premier article, Adam Garrie dresse un été des lieux du nucléaire civil ukrainien qui a déjà associé dans la mémoires de nombreuses générations son pays au triste nom de Tchernobyl, première catastrophe nucléaire civile majeure de portée internationale.

Dans ce blog, depuis 3 ans ce dossier inquiétant du nucléaire civil revient régulièrement à l'occasion de comptes rendus d'incidents ou de changements dans le fonctionnement de vielles centrales nucléaires victimes de défaut d'entretien et de sécurité et en passe de devenir complètement obsolètes.

Erwan Castel

Source de l'article : The Duran

Ukraine: une bombe à retardement nucléaire à retardement

Vieillissement des centrales nucléaires de l'Ukraine sont impropres à la fin et affichent un danger de style Tchernobyl dans la région. Même si les mises à jour de sécurité temporisés sans cesse jamais ne se terminé, il y a encore beaucoup de questions pressantes que les responsables ukrainiens et européens ont peur de répondre en raison de l'embarras politique.


par Adam Garrie

Alors que la prolifération des crimes de guerre, y compris l'utilisation d'armes chimiques sur des cibles civiles par le régime ukrainien est toujours ignorée par les grands médias occidentaux, il y a un autre problème à long terme qui est si quoi que ce soit, être réduit au silence d'une manière encore plus sinistre. Il est un problème qui pourrait entraîner des souffrances non seulement aux personnes et à l'environnement dans les frontières actuelles de l' Ukraine , mais aussi ceux bien au - delà.

Plus de 31 ans après la catastrophe de Tchernobyl, les autorités ukrainiennes font preuve d'une attitude irresponsable de la sécurité des installations nucléaires qui pourraient provoquer une nouvelle catastrophe de style Tchernobyl.

En 2016, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et Euratom prêta l' Ukraine 300 millions € chacun dans le cadre d'une mise à niveau de la sécurité des réacteurs nucléaires vieillissants de l' Ukraine.

12 de 15 réacteurs nucléaires actifs de l'Ukraine seront considérées comme dangereuses pour fonctionner d'ici 2020. Afin de respecter la date limite, les mises à jour de sécurité auraient dû être achevés en 2017. En l'état actuel, les mises à jour ont à peine commencé.

Militant de la sûreté nucléaire ukrainienne  Irina Holovko décrit la situation de la manière suivante,
  • « La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et Euratom - chaque étendue de 300 millions d' euros de prêts  pour améliorer la sécurité des 12 unités d'énergie nucléaire de l' Ukraine - ont également pratiquement reconnu, que dans leur état actuel, ces réacteurs nucléaires de l'époque Soviétique sont à un risque grave pour l'Ukraine et ses voisins.

  • Au cours des quatre prochaines années , ces vieillissement  des réacteurs nucléaires atteindront la fin de leur durée de vie d' origine, mais le gouvernement à Kiev est aussi plus désireux que jamais à utiliser le soutien financier de l'UE pour les maintenir pendant au moins dix annnées supplémentaires.

  • Et en effet, plutôt que d'aider l'Ukraine à la retraite de son parc nucléaire et de tracer une nouvelle énergie durable, sûr, l'Europe est maintenant décidé aider à sciemment et prolonger une source d'énergie.profondément précaire.

  • Près d'un quart des Européens de l'argent public investi dans l'Ukraine du secteur de l'énergie entre 2007 et 2014, a disparu dans la production d'énergie nucléaire, concentrée dans les mains de l'Etat appartenant à l'opérateur Energoatom. Les financiers Européens qui ont fondé l'espoir d'être en mesure d'influencer positivement le cadre de réglementation nucléaire dans le pays, mais ont jusqu'à présent échoué à agir à cause d'un décret gouvernemental qui en effet depuis le mois de janvier 2015 interdit au SNRIU, l'état d'organisme de réglementation nucléaire, de lancer des inspections dans les installations nucléaires. Ce décret a été publié à peine un mois après que la BERD a donné le feu vert pour le versement de ses prêts de la première tranche.
  • Un an après, l’entêtement irrationnel du gouvernement ukrainien sur l'énergie nucléaire signifie qu'il ne s'arrêtera pas et n'envisage même pas d'autres solutions. Pire encore, l'Ukraine est toujours soumise à ses obligations juridiques prises dans les traités internationaux et les conditions aux prêts qu'elle a reçus.

  • En mai, lorsque l'unité 2 de la centrale nucléaire Sud de l' Ukraine a dépassé la durée de vie de sa conception, il a été retiré de la grille. L'Unité 1 de la même centrale nucléaire a déjà fonctionné au-delà de son échéance initiale opérationnelle depuis 2013, malgré une étude d'experts indépendants publiée en Avril de cette année, et qui détermine que le réacteur nucléaire a des vulnérabilités critiques en raison de son usure importante. Lorsque le Centre national écologique de l'Ukraine, une organisation membre de Bankwatch, a commenté les informations sur l' unité 2,  Energoatom a déposé une plainte et poursuite en diffamation contre eux .

  • Et les autorités ukrainiennes semblent être tout à fait cohérente. Au début de Décembre, l'unité de l' Ukraine du Sud 2  est devenu le quatrième à avoir sa date d'expiration reportée  et a été rapidement remis en marche. Le fait qu'il avait au moins dix questions de sécurité de la plus haute priorité toujours en attente ne semble pas déranger le conseil d' administration de la SNRIU, qui a reporté leur étude pour pour 2016-2017.

  • La veille de Noël une autre unité nucléaire a atteint sa date d'expiration initiale et a été arrêtée. Cette fois-ci c'était l'unité 1 de la centrale nucléaire de Zaporozhye, la plus grande, à peine à 250 kilomètres de la ligne de front des combats en cours d'Europe en Ukraine orientale. Mais lors de sa réunion une semaine plus tôt conseil d'administration de la SNRIU a précisé que, encore une fois, cela est simplement un arrêt technique temporaire après quoi il approuvera une prolongation de durée de vie similaire. Cela pourrait se produire dès que le 31 Mars, probablement indépendamment de l'état de l'amélioration de la sécurité.

  • On pourrait penser que les autorités ukrainiennes sont également impliquées pour garantir la sécurité de ces centrales nucléaires, ou peut-être que la participation européenne contribuerait à faire en sorte que toutes les mises à jour de sécurité sont mises en œuvre pleinement et en temps opportun.

  • Mais, apparemment pas si le gouvernement ukrainien considère que c'est un obstacle dans sa course à l'énergie nucléaire. La date limite pour la mise en œuvre du programme de financement européen a été accepté pour 2017. Cependant, plus tôt cette année, le gouvernement a décidé de reporter ce délai à 2020 sans l'approbation des financiers du programme.
  • Il n'est pas alors étonnant que, même si les autorités ukrainiennes reçoivent le soutien de l'argent des contribuables de l'UE pour leur aventure nucléaire hâtive, ils ignorent ouvertement les traités internationaux. Les Conventions d'Aarhus et d'Espoo obligent l'Ukraine à effectuer des évaluations des impacts environnementaux transfrontaliers et de consulter les pays voisins qui pourraient être touchés par des projets de ce genre avant de permettre de prolonger la vie. En fait, plusieurs gouvernements de l'UE et la Commission européenne ont déjà fait part de leurs préoccupations à leurs homologues ukrainiens.
  • Le gouvernement actuel a été élu principalement avec le mandat de favoriser le resserrement des relations avec l'UE. Compte tenu que ces réacteurs nucléaires obsolètes à la fois condamne l'Ukraine à des décennies d'énergie non durable, et met en péril la sécurité des Ukrainiens et leurs voisins, la balle est maintenant dans le camp de l'Ukraine parce que la vraie solidarité est basée sur la réciprocité ».
Beaucoup suggèrent que les soi-disantes mises à niveau de sécurité, même si elles sont appliquées à l'heure (selon le nouveau calendrier étendu auto-set) et à fond, seraient encore insuffisants en raison de l'âge avancé et la technologie obsolète des 12 réacteurs en question. Bankwatch a signalé que l'ensemble du processus viole les conventions des Nations Unies sur la sécurité de l' énergie nucléaire .

La réponse des autorités à Kiev a été méprisant et condescendant. Bien qu'ils admettent que le projet était censé être terminé d'ici 2017 au plus tard, ils accusent les retards sur le coup d'Etat qui a transpiré à Kiev en 2014.

Une déclaration de Gregoriy Plachkov, le directeur adjoint de l'investissement et le développement à long terme à Energoatom, l'entreprise publique ukrainienne de l'énergie nucléaire, a rejeté les préoccupations sur les retards dans les mises à niveau de sécurité de la façon suivante au cours d'une brève déclaration à partir de 2015,
  • « Le projet a commencé en 2011 ... nous étions censés terminer en 2017, mais malheureusement, en raison du fait que le crédit européen est entré en vigueur que cette année - en raison d'un changement de gouvernement et la bureaucratie - nous sommes maintenant engagés dans un changement le calendrier de ce programme et nous espérons qu'il sera mis en œuvre avant la fin de 202 ».

D'autres encore ont souligné les dangers de la plus grande centrale nucléaire de l'Ukraine, le Zaporozhye étant situé à proximité de la guerre zone Donbass.


Sergey Shygyn, le spécialiste en chef pour les réacteurs nucléaires à la centrale nucléaire de Zaporozhye a publiquement admis que Zaporozhye n'a pas été conçu pour résister aux conditions de la guerre. Par ailleurs, peu de temps après que le régime post-coup d'Etat a pris le pouvoir un accident est survenu à Zaporozhye.

Avec un grand nombre de pièces et équipements nécessaires pour réparer et entretenir les réacteurs vieillissants de l'Ukraine qui ne sont disponible qu'en Russie et compte tenu du refus du régime de faire des affaires avec Moscou, les choses commencent à être regarder encore plus gênantes.


Les autorités internationales ont réagi aux préoccupations des militants de la sécurité environnementale et nucléaire en organisant une récente réunion des parties à la convention d'Espoo pour la sécurité de l' environnement derrière des portes closes .

Le régime ukrainien a souvent joué au football politique avec les questions de la sécurité publique locale et mondiale. Le régime de Kiev avait eu une chance d'éviter la catastrophe MH-17 en déroutant l'avion civil loin de ce qui était une guerre zone connue où des fusées capables d'abattre un tel vol étaient connus pour être opérationnels. Le régime a été et continue donc avec acharnement à vouloir cacher la vraie nature violente de leur guerre d'agression sur Donbass, et qu'il est prêt à risquer des vies civiles afin de prouver que la région était en sécurité quand elle ne l'était pas de toute évidence.Ils ont fait un pari et ont perdu des vie en conséquence.

Comment peut-on faire confiance dans le domaine de la sûreté nucléaire à un régime qui peut détourner un avion civil sur une zone de guerre où des missiles anti-aériens sont présents ? Comment peut-on faire confiance dans le domaine de la sûreté nucléaire à un régime qui utilise des armes chimiques sur des cibles civiles ? Peut-être le plus important, comment peut-on faire confiance dans le domaine de la sûreté nucléaire à un régime qui retarde cavalièrement les mises à niveau de sûreté des réacteurs nucléaires que beaucoup disent qu'ils devraient être définitivement arrêtés en raison de problèmes de sécurité ?

La réponse claire est non. Même si l'on est d'accord avec l'idéologie fasciste du régime, on doit considérer combien il est dangereux pour le monde en général que la sûreté nucléaire soit entre des mains profondément corrompues et irresponsables.

La catastrophe de Tchernobyl a eu lieu à l'intérieur des frontières modernes de l'Ukraine. On aurait pu conjecturé que les dirigeants de l'Ukraine auraient appris les leçons de Tchernobyl, plus que tout au monde. Comme on vient de le voir, ils semblent être ceux qui ont le moins appris."
Adam Garrie


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